Archive pour juin 21, 2009

Paranoia – Chapitre 1

uteur : Reaver

Genre : Romance, drame, UA

Base : Gundam Wing

Disclaimer :

Paranoïa

Prologue ¤-

Il était encore à côté de lui, comme si le monde n’avait pas évolué depuis. Comme si les choses étaient restées les mêmes. Pourtant ça bougeait sans arrêt et au sous-sol, on pouvait entendre les « boum, boum » effrénés sur lesquels ils dansaient tous depuis des heures.  Il était monté en haut pour s’isoler un peu quelques minutes ; histoire de se libérer mais il restait désespérément accroché à cette ambiance. A ce son retentissant, à ces gestes, à ces danses. Tout le ramenait en bas, alors qu’il voulait monter. Sa cigarette à la main tirant quelques fois dessus pour se donner une contenance ; il se sentait libre et calme avec cette chose en main. Il fouillât un instant dans ces poches ne trouva pas ce qu’il cherchait et soupira de lassitude et d’ennui.

Sans qu’il ne s’en rende compte une personne pénétra dans la pièce. Elle resta devant la porte puis s’avança vers lui. S’assit sur le lit et s’allongea finalement à ses côtés.

Sa voix était claire et aigue. Trowa se disait que c’était peut-être comme du cristal, de l’eau pure glissant sur les parois d’une chute d’eau ou une autre idiotie du genre :

« T’en as ? »

Il devait bien lui en rester une boulette, cachée dans une des ses poches arrières de pantalon ou alors dans sa veste ; il n’était plus très sûr. Il en avait ramené un peu pour la soirée se souvenait  avoir tout liquidé en compagnie de cette mignonne petite rousse et être partie en emprunter à son meilleur ami. Le jeune homme sembla hésiter un instant avant de lui demander franchement :

« Alors ?

— P’t’être bien ; dans ma poche arrière. »

C’était drôle de se demander si ce petit bond irait la chercher là où il l’avait indiquée. C’était aussi drôle de s’imaginer l’une de ces mains, sur ses fesses, fouillant et caressant obligatoirement. Il ne savait pas si c’était l’effet de sa présence ou bien de la musique mais il se sentait bien, tellement bien.

Il sentit enfin cette main pénétrer dans sa poche arrière, elle resta là un moment sans bouger comme pour le narguer puis elle finit par attraper le petit morceau brunâtre et la retira lentement.

« Merci.

— Mais de rien. » lui répondit Trowa un peu retard ; les yeux rivés sur le visage du blond.

Ils se regardaient sans vraiment savoir pourquoi et quoi faire. C’était comme un envoûtement et il n’était plus sûr de vouloir être seul ; mettre ce garçon dehors.

Il sortit de sa veste un petit paquet de feuilles à rouler, il en retira une du tas et le remit à sa place prenant ensuite du tabac à rouler dans ses mains.

« Tu veux que je le fasse ?

— Non, ça ira. »

Il répondait d’une voix toujours plus traînante, le fixant du regard. Il faisait et parlait les yeux rivés sur Trowa sans jamais regarder ailleurs. Trowa dut l’aider à finir de rouler le joint. Il lui teint d’abord les mains pour que le blond lâche prise, il récupéra ensuite la cigarette pour la fermer. Le blond lui tendit son briquet mais il le refusa ; préférant prendre le sien.

Le plafond blanc ne ressemblait à rien vu dans le noir. On pouvait  imaginer tout ce que l’ont voulait : tout et rien. Tellement de choses au final. Il se sentait décoller de cette Terre, s’envoler loin, nager dans les nuages et il était sûr que cette drogue n’y était pour rien.

Juste ce blond un peu trop passif à côté de lui, qui lui prenait son joint de temps à autre

- il prenait une bouffée, la recrachait par à-coup, la bouche en rond – et le lui rendait.

« T’es mou.

— Tu t’attendais à quoi ? »

A une grande et belle blonde, en chemise de nuit déboutonnée mais à la place, Dieu ne lui avait offert qu’un petit blond teigneux :

« T’es même pas sexy. »

Peut-être qu’il l’était au final. Il n’avait pas bien fait attention. Il le voyait de profil l’esprit embrumé et la vue floue, à cause de la fumée. Il le sentit bouger à côté de lui et il sentit même une des ses mains contre sa cuisse, l’autre sur sa joue. Il lui caressait le front et frottait son bras contre l’intérieure de sa jambe. C’était excitant, d’une certaine manière.

« T’fais quoi exactement là ?

— Tu rallais que j’étais mou…

— Oui, m’enfin t’es pas obligé de…

— Ca me fait plaisir. » le coupa le jeune blond.

Il s’assit alors à califourchon sur son bassin, posa ses mains sur son torse et lui assura une dernière fois en faisant glisser ses mains jusque dans le cou de Trowa où il déposa aussi ses lèvres :

« Ca me fait plaisir. »

A suivre …

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